Michael A. Di Iorio | La Zone Grise

Michel A. Di Iorio

Il vient un temps dans la vie de chacun, où il vaut mieux vivre le moment que de le questionner et/ou le défier à outrance…

Nous avons tous répondu à des appels qui tombaient dans la zone dite « grise »… soit la Dead Zone des services d’urgence, dont l’instruction théorique ne couvrit pas toutes les possibilités. Ce genre d’appel à l’aide fut chose courante à l’époque des services de médecins à domicile (pré-US), et malgré les progrès associés à l’implémentation de protocoles universels, il y en a toujours… mais on n’aime pas trop les ébruiter…

Parlons-en de cette zone grise, alors…

J’étais/je suis un père qui place sa famille en tête de liste d’importance et de priorité, alors ce fut sans difficulté que je me suis retrouvé cœur et âme jusqu’aux coudes devant l’impasse du devoir professionnel contre le devoir paternel, et ce, dans le butoir très étroit de la soirée de noces de la fille unique de mon patient…

J’étais en devoir depuis quelque 27 heures et des poussières, car mon quart de travail pré US couvrait du vendredi à dix-huit heures, au dimanche à vingt-trois heures. Nous commencions à peine à déguster notre délicieuse pizza spéciale, jumbo avec extra tomates et oignons… c’était inclus dans l’offre, quand la radio s’est mise à cracher l’adresse d’un hôtel huppé de Laval, et bien évidemment, notre véhicule étant le plus près, les mouettes ont mieux mangé que nous ce soir-là; les boomers se souviendront de l’époque ou l’ambulance nous servait quasiment de caserne. Le motif de l’appel fut une détresse respiratoire; nous étions donc autorisés à utiliser les gyrophares et la sirène.

Vu l’opulence des préparatifs accessoires à l’occasion, l’endroit fut bondé d’une clientèle exubérante et mixte, tous à la recherche d’un éclatement digne d’un samedi soir de canicule. Nous avions donc adopté comme stratégie « l’entrée discrète », quoiqu’on nous a immédiatement repérés et dirigés à l’étage de l’immeuble. Le père de la mariée attendait notre arrivée, impatient et visiblement mal en point.

Après nous être identifiés à la satisfaction de notre patient (il s’agissait d’un avocat ontarien en vacances au Québec pour célébrer les premières noces de sa fille unique), nous avons procédé à son évaluation secondaire. S’ajoutant aux causes externes immédiatement identifiables (température étouffante, salle surchargée d’invités, etc.), il présentait un tableau typique d’angine de poitrine; i.e. : il s’agissait d’un homme dans la cinquantaine, sédentaire, souffrant d’embonpoint, hx de diabète, haute pression, beaucoup d’émotions fortes en peu de temps, et comme facteur déclencheur supplémentaire s’ajoutait le stress associé à l’arrivée imminente du moment de la danse du père avec la mariée… je lui ai donc répété qu’il serait plus prudent de consulter un avis médical, et quoiqu’il réalisa l’imprudence de son geste, il refusa obstinément de considérer un transport vers l’hôpital… tant qu’il n’avait pas fait un tour de piste de danse, ne serait-ce qu’une fois avec sa fille…

De plus, il nous interdisait d’avertir les invités de son malaise, car il ne voulait pas nuire au déroulement de la soirée; il voulait surtout éviter de distraire les nouveaux mariés, car aux yeux du père, il s’agissait de l’un des plus beaux moments de la vie de sa princesse. C’est d’une poignée de main de fer et d’un regard embrasé que le père de la mariée m’a communiqué ses priorités et conditions : il nous laissait le transporter à l’hôpital… à la condition préalable et ferme que nous lui accordions le temps d’une danse avec sa fille. La ratification se lisait dans les yeux de son épouse devant la résolution de son mari à accomplir ce devoir paternel avant de la quitter…

Nous avons revérifié ses signes vitaux avant de lui placer une petite Nitro sous la langue, et enlevé le masque d’oxygène. Au bout de quelques petites minutes, nous l’avons aidé à regagner ses pieds, afin de lui permettre d’accomplir son devoir paternel sous l’œil complice de notre surveillance. Et quoiqu’on le surveille, le dilemme et le débat demeurent aussi vifs dans mon souvenir qu’ils l’étaient ce soir-là… même que nous l’ayons applaudi comme les invités.

Radieux, il céda la main de sa fille à celle de son nouveau mari, et se laissa diriger à l’abri des regards, d’où nous pouvions l’installer confortablement sur une civière, et le placer sous oxygénothérapie. En ajustant son masque d’oxygène, j’ai senti sa main entourer la mienne, qu’il a serrée très très fort… en soufflant un « Thank you ! »

Quelques mois plus tard, le patron est venu nous interpeller avec une enveloppe à la main, qu’il s’empressait de nous remettre, avec un sourire et une bonne poignée de main. Il s’agissait d’une copie de lettre de remerciements à l’intention du maire de Laval, le félicitant de SON service d’intervention préhospitaliers, et deux jeunes paramédics qui étaient en devoir un certain samedi soir d’août 1980… la lettre décrivait, en langue anglaise, l’angoisse du père, pour qui cette danse avec sa fille fût le moment culminant de sa paternité. La lettre louangeait les paramédics en devoir (nous) pour l’intensité de notre compassion humaine ainsi que nos compétences, car le personnel de l’urgence avait souligné l’importance de notre intervention avant et après la danse du père avec la mariée, pour laquelle il fut très reconnaissant.

On s’est longuement interrogés sur la zone grise qui barde, en hypocrite capricieux, ce genre de situation et ses conséquences. La décision d’obtempérer à la requête du père aurait pu avoir des conséquences tragiques sur ses chances de survie, et la décision de tenter le tout pour le tout aurait pu déclencher une crise de trop, sans compter l’émoi qu’une telle démonstration aurait eu sur les invités.

Malgré qu’il s’en soit tiré, et que sa fille ait vécu ses noces de rêve, selon la volonté de son père, ce cas chatouille les marges de la zone grise pour la moyenne des intervenants consultés.

J’y pense encore de temps à autre, ayant récemment vécu le mariage de ma propre fille, quoique je ne souffre pas des symptômes désagréables associés à une crise d’angine. Je comprends l’importance de ce beau moment dans le cœur d’un père… et je crois qu’en de circonstances comparables, j’aurais sans doute agi comme lui, malgré l’imprudence évidente de son geste.

Et… si vous étiez l’un des intervenants en devoir en cette soirée caniculaire d’août 1980? Le moment venu, comment auriez-vous tranché devant le refus d’obtempérer du père, à moins de lui concéder quelques moments de compassion, et bien sûr, votre discrétion?

Comment auriez-vous justifié votre décision/intervention… dans la zone grise?

Newman | Chicken humour

Stanstead QC | 11 Feb 2012

Chickens are interesting little creatures. Who’d have thunk it? If you live long enough in the city with no exposure to farm life, you can be forgiven if you begin believing that chickens are egg-laying automatons. And then one day you find yourself walking out to the chicken coop in your backyard, insulated red plaid L.L. Bean shirt providing a much-needed layer of protection against the early morning chill. Yes, I am the caretaker of three hens named Minnie, Shania and Becel.

Shania is an Easter-Egger. She’s part Araucana and so when she lays eggs they are a delicate shade of blue. It’s quite amazing to behold when one of Shania’s eggs graces the palm of your hand. Tastes the same as other fresh-laid eggs.* Just looks entirely and extraordinarily different. Shania’s plumage looks a bit like she’s wearing an extravagant costume with golden feathers on her neck. She’s not the friendliest of the crew. Actually, Shania is downright ornery when given the opportunity to express herself with beak or feet. Picking her up is always an interesting exercise in faked assertiveness – because, really, I’d just as soon get the heck out of there.

I don’t pick the chickens up on a regular basis however sometimes it’s a necessity. This summer they had a mite infestation in their nesting box and the only way to off the little buggers was to provide them with a pesticide powder dust bath. And that involved me donning a mask and gloves, pouring some of the powder into a plastic garbage bag, and then picking up a chicken and wrapping her in the bag – with her head sticking out. A good shake and the pesticide powder was well applied to her feathers. I managed to emerge from the process with only a few scratches and a new-found respect for just how quickly and powerfully a hen can bring her beak and feet together to inflict pain on one’s hand.

Minnie is a little Silkie hen. Silkies are known for their fluffy plumage. Minnie is an almost always elegant little chicken. Except, of course, when she’s enjoying the benefits of a dirt bath. Chickens dig their own outdoor spa-bowls in the ground and then use the loose dirt and dust to clean their feathers of any unwelcome bugs. When Minnie emerges from her dirt bath she’s a surreal mix of earth tones, bright white plumage, and her super-chicken blue earlobes. No, really, Minnie has blue earlobes. She’s a super chicken. And a supermom.

Minnie is the surrogate mom of Becel.

Becel is a hen raised from an egg by Minnie. Minnie went broody and we provided her with three fertilized eggs from our friends Jacques & Brigitte’s chicken coop. Minnie was absolutely dedicated to those eggs. She sat on them day and night for nearly a month – climbing off her eggs only long enough to eat, drink and poop. All of which she accomplished in a short break every day. Only one of the eggs hatched and Becel (the colour of margarine)  was born. She climbed under Minnie and slept beneath her Mom’s tummy until she eventually graduated to sleeping beneath one of her wings. Becel grew quickly and soon dwarfed her mom but she was always seeking comfort and protection by trying to tuck in under Minnie’s wings. That’s Becel on the far right in the picture below taken in their winter quarters – the newly renovated and insulated shed/chicken coop.

This piece is titled ‘Chicken humour’ because of a peculiar incident which occurred earlier this week as I worked inside the coop to spruce it up, rake through the shavings, shovel out the poop, refill their water tank (heated), and change their heat lamp for a new bulb. Normally the ladies are quite content to explore the shed while I work in the coop. I’ll leave the outside door open and they stand on the sill contemplating the snow and the ice outside but for whatever reason are not tempted to hop down and explore the frozen landscape. This time however the hens took turns climbing onto the toes of my huge Sorel boots and riding them around the coop while I worked. So I got my chores done amid a raucous display of cackling, clucking and wing flapping. It was very silly. Right out of a Monty Python skit. Walk this way, I said to myself as I flapped my arms like wings and wandered about with a chicken on each boot top. They didn’t leave any poop as a deposit so I’m guessing it was all just a bit of chicken humour among friends. I feel honoured.

Life in the country.. with chickens.

*PS. Once you’ve eaten a farm-fresh egg there’s no going back to the egg-like objects in those cartons in the supermarket. Wow. The taste is amazing and your scrambled eggs, eggs over easy, sunny-sides-up, hard-boiled, chopped egg sandwiches, omelettes, quiches, and french toast will never be the same. I’ll let you know when we’ve got a few more hens in ‘the house’ and we’re ready to sell some of our eggs down at the end of our drive.

Nocturnal Emissions Oct 8 2011 Bonus

Jake and the Leprechauns…Busy Bee [3:43]
David Simard…Willow Tree [4:46]
Riot and his Rhythm Devils…Purple Rain [6:26]
Bent by Elephants…Whims and Border [4:32]
Burrows…Elephant Shoes [6:07]
Folly and the Hunter…Cost [4:41]
The Aurian Haller Band…Lady Be Kind [4:47]
Willow Kane…Just to Know You [3:17]
Philippe B…Je n’irai pas a Bilbao [3:34]
Surface of Atlantic…A Land of Long Evenings [4:35]
Trevor Davies…Vanity Press [2:56]
Lowell Thompson Band…Last Girl [3:05]
Waylon Speed…Exposure [4:22]
Sara Grace…Fantasy [5:04]
The Jerks of Grass…[3:49]
Heather Pierson…Junkies [4:28]
Heather Pierson & The Potboilers…Whipping Post [4:54]
Arborea…Black Mountain Road [5:10]
Myra Flynn…Long Fall Down [3:29]
Connor Garvey…Soul On The Line [3:50]

Newman: A minifesto for the Quebec pre-hospital care system v 2.0

Stanstead QC–Our out-of-hospital care system needs to be redesigned by people who are dedicated to the needs of the end-users [I despise the words ‘patient’ or ‘beneficiare’ because ‘patient’ implies you must wait before receiving care and ‘beneficiare’ implies that healthcare is a benefit – and not a basic right] and the people who actually deliver the emergency care.

We need to stop looking at prehospital care as a back-loaded system that starts when an imaginary stopwatch is triggered after someone recognizes an emergency has occurred and calls 911. The problem with this model is that the clock will continually be reset once the person in need has received treatment and has been delivered to the ER. No one is looking at ways to prevent the emergency in the first place.

How many healthcare workers come to Quebec from other jurisdictions and are held in place while exams are written and scores are compiled? Why can’t we create an EMS/CLSC-linked organization that trains people to visit clients in their homes, verify that their environment is safe, check that their meds are up-to-date, check their vital signs, even run an ECG or draw bloods to be checked at a local hospital?

Wouldn’t it be economically and socially advantageous to have a first response team specifically trained to respond to calls of a lower priority to determine whether or not those clients actually need to be attended to by the much scarcer ambulance-based medics? We need to adopt the EMS Community Care Model right across Quebec – and especially in the outlying regions where healthcare human capital is more thinly spread. I’ll bet that could substantially reduce the number of times the words “aucune ambulance disponible” are transmitted to waiting first responders.

Firefighter first response programs are performing beyond expectations. They should encompass every part of this province. Firefighters who believe in the possibilities need to engaged as emissaries for this approach – they need to become part of a core of leaders who can mentor other firefighters. I’m tired of watching naysayers rise to the top of the leadership ladders. Fire dept first response should be funded appropriately and cities and towns should start realizing that this is an investment that assures tax payers of living long and fruitful lives – and continuing to contribute to Quebec society.

There should be automatic external defibrillators [AEDs] in every public building and many of the private ones. Police officers should be equipped with AEDs. CPR courses should be a requirement to graduate from elementary school.

We should have advanced life support [ALS] paramedics on every ambulance – and when we’re done with the ambulance crews we ought to start looking at ALS firefighter medics.

We need to pay the ambulance medics a living wage that recognizes the enormous contribution they make to our lives – and not treat them as some afterthought to the system. Without them the crippled system would have collapsed long ago. And we need to begin treating our paramedics like the community heroes they are and find ways to reward their service to the rest of us; i.e., tax credits, educational scholarships, family death benefits for line-of-duty deaths.

There should never be a monopoly on saving lives or helping people in an extraordinarily difficult moment of their lives. That damned clock begins ticking when someone calls for help. The primary consideration should be who can get there quickest to render aid – not which response organization has a ‘claim’ to the territory.

Every EMS organization should take an enormous leap of faith forward, work with all of the stakeholders and establish a model that ensures everyone in the community gets the emergency care they deserve.

My family deserves the best emergency medical system available. Doesn’t yours?

Suggestion: Talk to each of your elected representatives and ask them why they believe your family deserves anything less than the best possible prehospital care. Our prehospital care system is nothing if not equitable in delivering substandard services so it really doesn’t matter who you are when you or someone you love places a call to 911.

Newman: Failure to launch first responders sends a message

Stanstead QC–I believe that a strong Emergency Medical Service – including first responders – sends a strong message to all parts of a community. We care enough about each of you to ensure that there will be qualified care providers by your side as quickly as possible each and every time one of you calls 911 for assistance.

So what is a town saying when it continues to delay the launch of its medical first response service? We just can’t see past the paperwork to the potential benefits this program will bring to our community. We’re too busy fundraising for the new arena to realize there will be no one to respond lest a child gets hurt on the new ice surface. We’d like you to bring your business to our town but you need to know that if the ambulance is on a run you’re strictly on your own out there.

There are no good excuses for not having a first responder service in a rural town like Stanstead. Not a single one. We have one ambulance available at a time here. If it’s out on a call the next one might be coming from Magog or Coaticook – 20 minutes away if all is right with the world and a lot longer if it’s midwinter and there’s a storm blowing through the region.

Clearly, the Stanstead Ambulance Service recognizes the need for first response. The Ambulance service was the prime mover for the town’s public access defibrillation program which saw five automatic external defibrillators deployed in publicly-accessible buildings. The AEDs are a solid link in the chain of survival. First Responders are the next essential link in that chain.

The chain can only be as strong as its weakest link. And the potential for lifesaving is not maximized when there are enormous delays between accessing the EMS system and the arrival of ambulance medics.

We moved here last June. During the summer there was talk about establishing a medical first response program in town. It didn’t happen. Last Christmas word went out the town was seriously considering launching a first response program. Applications were taken. The rumoured launch date for first response was May 1st.

I put in my paperwork before the program was even officially announced. I waited to hear if my application for the first response program would be accepted. Eventually I heard I could expect an interview with the new Fire Chief and the EMS Coordinator responsible for the project.

I’m still waiting.

So is rest of the community.

Failure to launch sends an equally powerful message.
Sadly, it’s the wrong one.

Be well. Practice big medicine.

Soins Pré-hospitalier d’Urgences au Québec, à lire

[Traduction du document original de Hal Newman: “A minifesto for the Quebec Prehospital Care System” par Dominic Archambault Jan 23 2011 Montreal QC]–Un manifeste pour le Système Pré-hospitalier du Québec

[Mar 27 2009]

Notre système de soins externe (hors-hôpital) se doit d’être revu par des gens qui sont dédié aux besoins des usagers (je déplore l’utilisation des mots “patients” ou “bénéficiaires” puisque ça implique que “patient” doit attendre pour recevoir des soins et que “bénéficiaire” stipule que les soins de santé sont un bénéfice – et non un droit de base) et des gens qui procurent les soins d’urgence.

Nous devons arrêter de voir le pré-hospitalier comme système de rechange qui commence lorsqu’une montre imaginaire déclenche après que quelqu’un reconnaisse qu’il y a une urgence et appelle le 911. Le problème avec ce modèle est que la montre est continuellement remise à zéro dès que la personne en besoin à reçu les traitements et à été transporté à l’urgence du centre hospitalier. Personne ne s’attarde à trouver une façon de prévenir l’urgence d’arriver en premier lieu.

Combien de travailleurs du secteur de la santé viennent de d’autres juridictions et font du sur place pendant que les examens sont écrits et les résultats compilés? Pourquoi ne pouvons nous pas créer une organisation liant les Services Pré-hospitalier/CLSC qui formeraient du personnel capable de visiter les usagers à leurs résidences, vérifier que leurs environnement sont sécuritaire, voir à ce que leur médication soit à jour, prendre leur signes vitaux, peut-être même faire un ECG ou prendre des prises de sang qui pourraient être vérifier à l’hôpital local.

Ne serait-il pas économiquement viable et socialement avantageux d’avoir une équipe de premier répondants, formée pour répondre aux appels de priorité moins élevées, pouvant déterminer si les usagers ont besoin ou non d’être vu par les Paramédicaux des services ambulanciers surchargés? Je suis certain que cela pourrait réduire le nombre de fois que les mots « aucune ambulance disponible » sont transmis à des premiers répondants sur les lieux d’une intervention.

Les premiers répondant des services d’incendie performent au dessus des attentes. Nous avons besoin de l’étendre bien au-delà de l’île de Montréal, et cela devrait exister dans chaque recoin de la province. Les pompiers qui croient à ces possibilités doivent s’engager comme émissaires pour cette approche – ils se doivent de devenir des leaders qui pourraient servir de mentor pour les autres pompiers. Je suis fatigué de de regarder les dénigreurs monter au plus haut échelons du leadership. Les premiers répondants des services d’incendie devraient recevoir un financement approprié et les villes et villages devraient réaliser que ceci représente un investissement qui permettra aux payeurs de taxes de vivre des vies longues et fructueuses- et continuer de contribuer à la société Québécoise.

Il devrait y avoir des défibrillateurs externes automatisés (DEA) dans chaque édifice public et plusieurs privés. Les policiers devraient être équipés de DEA dans leurs auto-patrouilles. La formation en RCR devrait être obligatoire pour graduer du secondaire.

Nous devrions avoir des Paramédic en Soins Avancés sur chaque ambulance – et lorsque nous aurions terminé avec les Paramédic, nous pourrions voir à former des pompier premier répondant en soins avancé. Nous devons payer nos Paramédic un salaire viable reconnaissant l’énorme contribution qu’ils font dans nos vies – et ne pas les traiter comme un arrière pensé du système. Sans eux le système de santé désemparé aurait plié les genoux il y a bien des lunes. Et nous les remercions en les traitant comme des citoyens de seconde classe et en essayant même de trouver des moyens de réfuter leurs réclamations de CSST lorsque que leurs jambes et dos faillissent après des décennies au boulot.

Il ne devrait jamais y avoir un monopole sur sauvé des vies ou aider les gens dans des moments extraordinairement difficile de leurs vie. Cette sacré montre commence le décompte au moment où quelqu’un appelle à l’aide. La considération primaire devrait être de savoir qui peut s’y rendre le plus rapidement pour procurer de l’assistance – et non quelle organisation de réponse à « revendication » sur un territoire.

Chaque organisation de soins d’urgences devrait faire un énorme acte de foi, travailler avec ceux que ça implique et établir un modèle qui assure que tout le monde dans la communauté reçoive les soins d’urgence qu’ils sont en droit de s’attendre.

Ma famille mérite le meilleur service de soins pré-hospitalier d’urgences disponible. Qu’en est-il pour la vôtre?

Suggestion : parlez à vos Membre du parlement, vos élus et demander leur pourquoi ils croient que votre famille ne mériterait rien de moins que le meilleur service pré-hospitalier possible. Notre service pré-hospitalier est très équitable à rendre des services en deçà des standards, donc il importe peu que vous soyez un élu ou non, lorsque vous ou un des vos proches place cet appel au 911.

Practice Big Medicine
Hal Newman

Newman: The flat end of the EMS line

Pointe Claire QC–I’m driving out towards Stanstead on Highway 10 in Quebec when I realize the flat end of the EMS line is where we really need Advanced Life Support [ALS]. The number of ambulances per capita drops off radically as you cross the Champlain Bridge off the island of Montreal. Half an hour later and you’ve left the territory belonging to the South Shore’s ambulance service [CETAM] behind, too. Within 45 minutes you’re cruising past the shrouded-in-snow-being-blown-out-of-machines slopes of Bromont. There are a couple of ambulances in the area. Maybe. If no one has skied out of their depth and slammed into a mogul femur first. An hour later and you’re almost at the end of the line on Highway 55 and there’s one ambulance out there and no fire department first response. And no real Advanced Life Support. What’s up with that? Why is it that the test cohort for true ALS paramedics is in the City of Montreal where transport times to hospitals can be averaged in the less than 15 minutes range? It’s at the flat end of the EMS line where we need ALS.

Quebec’s prehospital care system and the tragedy on the ski hill

by Hal Newman

Natasha Richardson died yesterday. She succumbed to injuries suffered on a beginner’s trail at the Mont tremblant ski resort. She was 45-years-old.

Some folks have suggested that a neurosurgeon and an MRI within two hours of injury might have made a difference.

Sacre Coeur Hospital is a long haul [about 80 km – 36 miles] from the Ste-Agathe Hospital where Ms. Richardson was initially transported – that’s a very long ride in an ambulance.

I cannot help but wonder if the outcome might have been different if the accident had occurred in a jurisdiction with advanced care paramedics and an integrated helicopter medevac system that would have ensured rapid transfer to a tertiary care facility.

And that lingering doubt shows no sign of fading, especially in light of the news this morning that the first ambulance crew called to the scene left without ever even seeing Ms. Richardson.

Interestingly, when there are NASCAR or Formula One races in Montreal, there are medevac helicopters on standby to transport injured drivers from the track to one of the two major trauma centers that serve Montreal.

Sadly, that’s not the case for the rest of the year and for the rest of the people.

So, while there are Advanced Life Support paramedics based on ambulances, firetrucks, and helicopters everywhere else in the G8 – here in Quebec, the powers-that-be have decided ALS paramedics are just not necessary for the chain of survival.

That’s your chain of survival, folks. To quote Jim Duff, “It’s the system that begins with a 911 call and ends when the hospital moves you out of intensive care — or to the morgue.”

In Quebec, we don’t have Advanced Life Support paramedics because, despite the embrace of all things secular, when it comes to our provincial Emergency Medical Services [EMS] system we have placed our faith in God – and the skills of the resurrection specialists working in our hospitals’ ERs.

If God is smiling down upon you, you just might survive the ride in the ambulance that delivers you into the hands of his emissaries in the ER.

With one of your feet already firmly planted in death’s door, the nurses and physicians of the ER will do their darndest to successfully pull you back towards the light. And once you’re confirmed to be back among the ranks of the living, there will be high-fives all around in the crash room as yet another soul has been saved.

And if you die, well, you died because you were destined to do so despite the best efforts of the team waiting in the Emergency Department.

You just cannot have an effective Advanced Life Support Emergency Medical Services [EMS] system in a society that has bought a lifetime prescription to the notion of supporting a monopoly on who should save lives.

In Quebec, physicians save lives. Ambulance technicians [primary care paramedics] deliver patients to the physicians.

Perhaps one day soon we will begin placing our faith in the people who have the wisdom, experience and courage to work the frontlines of emergency medical services instead of having them continue to serve as the pick-up and delivery service for the ERs.

In the meantime, you can try praying for a miracle.

There should never be a monopoly on saving lives or helping people in an extraordinarily difficult moment of their lives.